Poésie – Félix Durand

Jaime Angelopoulos ,Untitled , 2012, pastel sur papier, 31 x 29,5.
Jaime Angelopoulos ,Untitled , 2012, pastel sur papier, 31 x 29,5.


1.

Ma rengaine
     de carte
           postale coagule
           en cauchemars
           idylliques sous les
gyrophares insomniaques.

 

Le besoin de
tuer                            (pour rejoindre
       Nelligan) rampe
dans les égouts
de mes idées
en jachère.

                                Le coup
                                est parti comme
                                un chevreuil
                                qui tombe.

 


2.

Mes vers sont
 des sarcophages
       profanés par ta
       peau fade comme
                     une police
                  d’assurance.

Nos cris se
sont tus                              à jamais
              dans cet attentat
              de langage où
     les paroles ne
sont plus que
des mots.




3.

Mon bouquet de
génocides vogue
rouge sur la
marée des
amarrés.

          Mes doigts tremblent
          la bouche nouée
      au scotch et
la main en
standby d’une
réponse de l’encrier
                 en berne.

Je claque des
                         doigts et
la poésie           du brouillard
feint la douleur
sur un plateau
d’argent.








Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s