Poésie – Benoit Jutras

24 Fév

Jean-Sébastien Denis, Amalgame # 13-03, 2013, technique mixte sur Mylar, 144 cm x 104 cm

Jean-Sébastien Denis, Amalgame # 13-03, 2013, technique mixte sur Mylar, 144 cm x 104 cm









Ma main de nuit est un ouvrage indien

ma main gauche n’est pas celle de ma mère

ma main droite est un requiem d’objets hantés

ma main d’amour est l’enfant aux cinq vies inverses

je me fais cerisaie joie des morts

garçon de pluie élevé comme un aigle

ensemble mes mains sont le poème du géant

tous les mouchoirs devenus empires

elles épellent le feu trois fois dix fois

elles disent détruis garçon détruis.


















Grosse semaine – 6 décembre 2013

6 Déc

T’es allé au Wallmart pour t’acheter des livres pas cher pis t’as juste profité d’un rabais de 10%! Tanné de payer!

T’es allé au Wallmart pour t’acheter des livres pas cher pis t’as juste profité d’un rabais de 10%! Tanné de payer!






Tu veux écrire comme un hipster, mais tu es trop propre pour te tacher les mains d’encre? Essaie le USB Typewriter. Tu pourras penser que t’es cool pendant que tout le monde te trouve tata.


Ton imagination se limite au menu du souper et à ce que tu ferais avec 50 millions de dollars? Lis tes poèmes préférés illustrés par le Canadien Julian Peters. Ils prennent vie devant tes yeux vitreux.


Tu te cherches un wingman pour t’aider à pimenter ta vie de marde? Inspire-toi des meilleurs wingman et wingwoman de la littérature.


Dans l’espoir de vous aider à vous démarquer dans le monde des conversations littéraires plates, voici un poète à découvrir : Albert Cossery, qui aurait célébré son centième anniversaire le 3 novembre dernier.


Pour en savoir plus que ce qui se dit aux toilettes du Carrefour Laval, voici quelques articles qui réfléchissent sur le concept de librairie, d’industrie du livre, de prix unique et du bien fondé d’une sauce au fromage bleu avec des ailes de poulet les mardis en regardant les Canadiens :


La librairie sans libraire de Valérie Lefebvre-Faucher


La littérature aux abois de Jean-Philippe Martel


Marché du livre au Québec : le client est roi et le roi se meurt de Simon Levesque




Grosse semaine






Poésie – Murièle Modély

5 Déc

Moshe Gershon, Projectors, huile sur toile, 140x165 cm, 2012.

Moshe Gershon, Projectors, huile sur toile, 140×165 cm, 2012.





Le mouchoir

tu te dis
qu’en te mouchant
bien fort
ça va venir
oui, ça va venir
la morve
la morve oui, mais pas que
en soufflant très fort
ça va tomber
par petits bouts
bien drus
tu te dis ça
bien gras
dans le mouchoir
le chagrin
les fins de mois difficiles
la peur du lendemain
et ton gros cul t’as pris du poids
et tes petites trahisons et le type
qui t’avait même pas dit son nom
tu t’en foutais
t’en avais pas envie
t’avais ouvert les jambes
tu souffles par les narines
oui c’est possible
dans le mouchoir en étoiles
ta dernière cuite
tes larmes sans raison
la désespérante absence de sens
tu mouches tes allitérations
tes phrases en boucle
qui ne veulent rien dire
et ton cancer du sein
des ovaires
des poumons
celui que tu auras un jour
parce que tout le monde un jour
tout ça
dans la même glaire
en te mouchant c’est sûr
tout va gicler
c’est sûr
ça ira mieux
c’est sûr
quand t’auras vidé
ton crâne
tous tes os
complètement
récurés et lisses








Poésie – Noémie P.-Barber

4 Déc
Blake Daniels, Capricho № 81- ¿No le basta? (Isn’t it enough?), huile sur toile, 60"x44", 2013

Blake Daniels, Capricho № 81- ¿No le basta? (Isn’t it enough?), huile sur toile, 60"x44", 2013




                                    /passage obligé

                                                                        /nous               /les deux          /les multiples

antre fixe                                                         /l’infini en filigrane

catacombes de péril; de la lueur se protège

apathie d’une clarté ondulante                        /piqûre métallique du doute

il y a déconstruction d’un aveu

moiteur de notre trépas                                   /en rupture avec le tempo

désillusion émiettée

insulte à la vie

                                                                        /larmes aigres-douces

                                                                        /sanglots en ré mineur

                                                                        /plaies angulaires




révélation sous le luminaire

repartir avec les sons, avec les résonances dans nos tombeaux

quitterons-nous sans les idées justes, avec les lueurs figées des tourments

                                                                        /dans le ciment de nos arrière-pensées?

nos organes déambulent

spectateurs de cet épisode spasmodique

réalité fictive optionnelle                                /au conditionnel

je contemple la réfraction du désespoir

pour désapprendre

amertume sur le miroir élémentaire

transe partagée                                                /transcendance de la négation

carnage sous l’épiderme

la nonchalance de l’abîme nous déshabille

tu te fracasses sur la nuit                                /les chromosomes crassés




cassé le verbe cristallise la pensée                   /la parole comme rempart

l’écho de la collabo du tracas

chercher trouver les mots                                /l’acoustique pour s’exclamer d’exister

clémence en préambule

portrait de promesse                                       /poussière d’une proposition

prévision

privation pragmatique des émotions

sous étincelles                                                 /perdus par la collusion des crispations

recueils de chair en rocaille

chimie nucléaire                                               /néon soumis à la physique des particules

nous serons désormais gaz rare et solitaire

                                                                        /éperdument in despair




cet instant dérive                                             /l’espace s’étiole

mes atomes s’accrochent aux tiens

ceux qui font vibrer ta voix                             /ceux qui m’effraient quand tu penses

nous sommes néant dans l’entourage des nébuleuses

blessures invisibles                                         / celles indélébiles

celles qui s’empilent                                       /celles en granit

ces monuments de douleur qui t’emmurent

y’aura pas de postface si la rage cogne sur la lumière






Grosse semaine – 29 novembre 2013

29 Nov

gty_black_friday_shoppers_jt_111127_wg copie

T’as voté pour Ricardo pour le prix du public au Salon du livre?






Tu te trouves trop mainstream en lisant Baudelaire et Nellignan? Lis des affaires épuisées ou pas trouvables sur le site Les Épuisés qui commence à les recenser. Pis sens-toi spécial.


Tes poèmes servent à rien quand vient le temps de séduire les demoiselles? Assiste à la soirée Méchantes filles ce soir à la librairie Raffin sur St-Hubert. Tu comprendras peut-être quelque chose après.


Plein de monde cool participent au Souk@SAT depuis hier dont les éditions de Ta Mère et la Coop d’édition en Jachère. Création contemporaine, édition, faire une sieste dans le dôme de la SAT. À ne pas manquer!


Le prix du public dans la catégorie « essai » du livre de recettes de Ricardo t’as fait remettre en question ton admission au Cégep en communications? T’es pas tout seul.


La poète Natasha Kanapé Fontaine a remporté le prix des Écrivains francophones d’Amérique le 23 novembre dernier. À suivre et à lire.


Grosse semaine







Poème Sale

Poésie - Création - Commentaire

trajectoires vers l'incertain

module d'exploration

Les Épuisés

Pour la libre diffusion des écrits épuisés ou pas trouvables.

LA SURPRISE

Surprise, mes mains sont dans tes pants.

rhizomiques

archives numériques ouvertes : littérature, art, philosophie

Terrain vague~

Rock /oblique/ sur CKRL 89,1 | mercredi 22::00

austylonoir

Blog centré autour de l'écriture.

Hoche'élague

Espace littéraire et photographique

Éclats et balbutiements

Accidents poétiques à coeur ouvert.

aesmithwriter

This WordPress.com site is the cat’s pajamas

i am so coquette

Choses que je comprends ou non dans cette vie.

Ce qu'il reste de nous

nulla dies sine linea

Littéraire Déchu

Analyses littéraires et vraies affaires

ils sont partout

L'écrivain boit son café chaque matin. On s'en fiche. Mais il le boit quand même.

Gabrielle Tremblay #prose

Vitrine sur mes oeuvres, prose éclectique, douceurs et brutalités. Contient des éléments qui pourraient ne pas convenir à tout le monde.

Librairie L'Échange

Livres, vinyles, CDs & DVDs d'occasion sur l'avenue Mont-Royal à Montréal

Madame Chose

Guide du bien-vivre à l'usage de la jeune femme moderne

TERREUR!TERREUR!

Centrale d'écrivains.

Ed's Hardcorettes

Envoyez vos photos à // Send your pics to edouardbond [at] gmail.com

Saint-Henri

A literatura é a maneira mais agradável de ignorar a vida. -Fernando Pessoa

DPLRD

ABRIS DE PARLURE | DANNY PLOURDE

Sylvie Isabelle

De tout et de rien. Juste pour le plaisir.

Taxi-Brousse

Pérégrinations d'une technomade

jazzyjazz

...métaphores peau et tic, textes pour adultes, poésies, haïkus, écritures de l'instant...

Paul Kawczak

lyrisme naïf et histoires mortes

Ressac artistique

RESSAC n.m. (esp. resaca). Retour des vagues sur elles-mêmes, lorsqu'elles se brisent contre un obstacle.

LUNETTES ROSES

pré[textes] artistiques et autres produits dérivés poétiques

BLEUEMARIE

Le dilletantisme ou la vertu

La main cornue

Littérature et tout le reste...

Flo

La Photographie en Photo

A storytelling home

Modern tales of a messy abode

Who The Frack Is MarieLuneHB

A fine WordPress.com site

nepleurepaspetitefille

Just another WordPress.com site

On jase là !

A fine WordPress.com site

Coop Paradis

coopérative de solidarité