Samuel Mercier – Les années de guerre

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Ils avaient bâti la ville sur un marais
tout en sachant qu’un jour elle finirait par s’enfoncer
Pompéi de cabanons et de piscines hors-terre

sur la voie ferrée il y a un endroit
où les enfants se couchent sur les rails
pour sentir le tressaillement du train

la voisine a bu tout le pot de vernis à ongles
en laissant une dernière note

dans une cour un vieux chien jaune
attend au bout d’une chaîne

un hibou crie dans la nuit gris cuillère
la voisine se réveille dans un frottement
de veines et d’artères

chiffonement de note et craquement de stores
l’ombre est là au sommet du mélèze

il n’aurait pas fallu laisser le chat dehors




*



D’autres « Années de guerre » ICI




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