Poésie – Jean-Sébastien Larouche

PENDANT QU’LES VIADUCS S’ÉGRÈNENT


j’vas me r’tenir
déposer mes vidanges
grégaires autour des arbres
attendre le pire
sans trop savoir pourquoi
discuter cocktails
Molotov avec les enfants
pour qu’i’s s’endorment ben gentiment
aimer comme un flip de cenne
pile ou face
vite de même
un flip de cenne…


pendant qu’les viaducs s’effritent
j’vas me r’tenir
de m’fragmenter
comme une grenade dégoupillée
des statuts facebook
comme des maydays
du bateau ivre de mon cul
juste pour toé
acheter des bijoux
avec mes points RBC
des excuses
avec mes poings qui veulent varger
dans des matelas
avec du cash en d’ssous
du crack pis des nougats mous
des mots doux imbibés d’gaz
des caisses de douze de booze
pour les défavorisés
on a besoin de rêver


on a besoin de rêver…


pendant qu’les viaducs s’effondrent
chus là
d’l’amour en d’ssous du bras
des décombres
des addictions
des afflictions
à attendre que tu m’renverses encore
avec la carriole de ton sourire
j’patientes comme un tata
j’patientes comme un tata


j’ramasse les débris, mes gravats…


même si j’devrais pas.


JSL

Des Éditions de L’Écrou ICI

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