Poésie – Anaïs Palmers

Nous sommes 27 peut-être, à retenir nos confusions, à retenir si l’on pouvait les battements incessants de nos silences cachés.

Silences en paille, semaines emboitées, nos bonheurs ressemblent à nos bonheur ainsi, une harmonie puis le contraire de la vie.

Nous n’aurons plus jamais la certitude d’un nous. Un sommeil à ravaler nos rassurances, nous sommes fous. Une avalanche de couleurs inquiétantes, cachées comme à l’heure des bombardements. Nous sommes fous, enfuis dans nos doutes miroitants, nous sommes fous.

Et moi je voudrais bien parfois, casser nos têtes sur une vérité peut-être dérangeante.


« Embrasser le chaos », dit-elle

« un bain de sève

la vie

un bain de sang aussi »


Nous sommes 27 peut-être à sourire par la bouche parfois, les yeux polis, un silence et une harmonie… une harmonie ? Un bain de sang peut-être. Ma haine n’est même pas mesurable.

On déborde c’est certain, on déborde. D’avoir oublié l’importance de nos dents et des morceaux d’amertume. Je ne voudrais pas me sentir responsable de nos vides voulus. On est dimanche matin de toute façon, une fois par semaine au moins.

 

Nos mains serrées ne retiendront jamais le son de nos couleurs indécentes.

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