Nuit Blanche d’Ottawa – Labo in situ – impressions – Charles et Fabrice

Samedi le 22 septembre 2012, Poème sale participait à l’événement Labo in situ dans le cadre de la Nuit blanche d’Ottawa.

Photo tirée du photomaton de Léa Lacroix lors du Labo in Situ de la Nuit blanche d’Ottawa 2012

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Après avoir trouvé in extremis une chambre d’hôtel libre à Ottawa, j’ai cru au symptôme d’une ville remplie –  à faire craquer la 417 –  à l’occasion de la Nuit Blanche ; à une population qui convergeait vers l’art ; contre toutes mes attentes et contre tous mes préjugés envers le ROC, aussi proche soit-il de Montréal. Il y avait de quoi célébrer le road trip de 2h et l’arrêt au Burger King sur le chemin. Mais arrivé en ville : le vide. Un samedi, à 18h00 : l’absence. En montant à notre chambre, je me disais que les rues se remplieraient en soirée.

21h : rien. Mais dans le taxi vers le Roast’n Brew de la rue Rideau, le chauffeur nous apprend que la ville fantôme n’est pas si morte que ça, ailleurs, là où on va. Un baume sur mes inquiétudes.

Le café où se tenait l’événement a instantanément posé problème : aucun alcool n’y était vendu. C’est amorcée, alors, une valse entre les bars d’à côté, et le café. Et boire une bière à Ottawa a été une expérience pittoresque mariant se faire carter partout même avec une barbe complète et entretenue et donner l’impression de participer à un party de secondaire 4. Entre 22h et 2h, il nous fallait bien quelques bières. Le bar mitoyen, d’abord vide, accueillait chaque minute plus de jeunes habillés pour sortir sur St-Laurent, malgré les apparences de pub irlandais du bar. Et la tension testorénaire monte rapidement à Ottawa. La jeunesse ne sait visiblement pas boire. On fait quoi entre 22h et 2h? On pourrait caller deux 40oz de Jack. Un poème au Roast’n Brew ; un gars qui pisse devant la vitre. Une sortie pour fumer ; quatorze filles qui tombent de leurs talons. Une traversée de la rue vers la pizzéria ; vint innocents qui shakent toutes les clôtures du chantier de construction et qui kickent se qui traine. Fin de Labo in situ ; 200 adolescents qui se sont fait sortir du bar qui ferme et qui attendent de a) se battre b) frencher c) finir la bouteille qu’ils ont volée en sortant d) prendre un taxi e) l’ensemble de ces réponses, dans l’ordre.

L’exercice de gymnastique d’esquive de ceux qui titubent sans recevoir un jab jab crochet perdu dans la face (trouver un taxi) a commencé, perdu dans le labyrinthe de ceux qui ne savent pas boire.

Les taxis, littéralement, se sauvaient des jeunes qui leur faisaient signe.

Je comprends.

Ottawa, ferme donc tes bars à 22h. T’es pas prête. T’es pas faite pour ça, le party.

Et le lendemain, on a compris : les hôtels étaient pleins à cause de la course de l’armée du dimanche. C’étaient ses touristes à elle, la course militaire, qui remplissaient les hôtels. Vraiment aucune chance de défaire mes préjugés sur le reste du ROC. Les rues sont en ben bon état par contre.

Charles.

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Photo tirée du photomaton de Léa Lacroix lors du Labo in Situ de la Nuit blanche d’Ottawa 2012

C’est ça qui est ça. Charles a pas mal fait le tour de la question Labo in situ – Nuit Blanche Ottawa 2012. Pas vraiment envie d’en faire une description à proprement dit. Quoi rajouter? Qu’il n’y avait pas d’alcool sur les lieux. Que je me suis empressé d’aller commander des bières au « Minglewoods » d‘à côté. Que ma mère me dirait : «T’as un problème de boisson si tu peux pas avoir de fun sans boire ». Que les deux bières étaient des bières de filles. Que je n’avais pas commandé des bières de filles! C’est quoi une bière de fille? On s’en reparlera à Trois-Rivières.


Pis là, je tends l’oreille et j’entends :

Que I just got my first drunk tatoo. Que I don’t even remember on what foot it’s on ! Que they’re not gonna roll the red carpet for ya ! Que I think it’s even spelled wrong !

Ça deviendra Le Minglewoods – Nuit Blanche , texte que je lirai en début de « set » juste après Aimée Lévesque qui dû se concentrer bien fort pour ne pas entendre les deux jeunes pré-pubères scandant des atrocités à la porte. Une de celles-là résume bien l’atmosphère qui régnait autour du café :

« Bonsoir les vagins. On vous voit (we see you)! ».

En rétrospective, qu’ils m’aient regardé en disant ça explique peut-être pourquoi l’on s’entêtait à me servir des bières de filles.


Le dernier texte, tiré des 1000 commentaires, lu ce soir-là:

Jouir dans la bouche

Que j’ai envie de jouir dans la bouche. Que comment faire pour essayer de la convaincre sans la forcer? Que moi mon sperme est assez liquide, pas trop collant et pas trop abondant. Que avaler un liquide que l’on ne connait pas. Que essaye un soir ou tu as moins de sperme. Que si j’ai bien compris il ne faut pas que je vienne directement dans sa bouche. Que je l’habitue progressivement au gout. Que tout se passe dans la tête. Que vous êtes des malades manteaux!


Fabrice

«Dans une avanlanche, c’pas toé qui mène! »
Denis Lévesque

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