Poésie – Catherine Poulin




Fuck Miss Piggy


Des filles écartillées ça suinte aux quatre coins de la nuit
ta langue de cloporte qui fouille les trous béants spotlightés
à la recherche d’un swing de plus d’un calvaire en petites gouttes de honte
Ton corps en porte-à-faux étend ton anténous pis griffe sa sueur campagnarde
Sur l’oreiller témoin castré sa face de chienne étampée saint suaire un porno cheap
Gueules-y ta graine, gueules-y tes bleus, gueules-y mon nom pour voir
Ce qu’on sait pas ça fait pas mal creuse ta tombe avec fais en ta religion hyèneuse
pour voir


Fuck Miss Piggy.
Fuck Miss Piggy! Fourre la cochonne en peluche
en-fourre à broil par-dessous par-dessus
Maille à l’envers maille à l’endroit
un criss de beau pull-over parfumé aux petits culs
Des nuits presse-citron prends-tu ton pied t’enfarges-tu le sourire dans la couette
une fois que le « je me souviens » se pointe comme un démon dans ton eau bénite


Fuck Miss Piggy pis ses lèvres patentées son make-up son beige édenté
Fourre-moi d’un bord pis de l’autre que je m’esclaffe en grandes pompes Ventolin


Les épines à cheveux sur ton plancher les ai toutes cueillies ce matin quand tu dormais
Mon petit panier sous le bras mon petit pot de beurre pour me lubrifier le cœur
Un croc en jambes m’en va cogner chez le loup juste pour voir le fauve de mes yeux revenir
le petit Chaperon rouge avec les yeux pleins d’eau fielleuse version XXX rien que pour voir


tu vois-tu?




*




Généticailleries


Charabia sur l’insoupçonnée génétique
Un jour nous aurons les épaules au plancher
de tous ces atomes-cicatrices héritage-plaster
La pluralité cosmogonique qui se dandine l’histoire
depuis toutes nos fesses l’hégémonie du spectre
Tu ressembles terriblement à ton grand-père
Une courtepointe écœurante de pareil pas pareil




*




Éole


Nous sommes des Éole-hyènes
Du vent mort à la petite cuillère argent sterling
Breloque britannique à la mode porte-clés
Souvenir d’une grand-mère funambule rétrogradée femme-canon
Chaque jeudi la ronde de l’arrache strate on pèle assidues
Comme la vieille orange devenue clémentine dans le fond du frigo
L’inventaire nauséeux de chaque histoire de sa tête dentelle
La chienne de n’y retrouver que la rage de dents d’une cervelle cannibale
À la recherche de la bobine bien charnue bien grasse nous rassurer l’inaudible
Le fil rauque du retour de l’exode cellulaire les gênes qui tripent fort
Des caresses cataplasmes à notre place des préposés aux bénéficiaires







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