Poésie – Catherine Poulin

Gabrielle Laïla Tittley, Hommage, 2012, peinture sur bois.
Gabrielle Laïla Tittley, Hommage, 2012, peinture sur bois.


Pogo ball



Des fantômes charognent mon estomac récipient mis à sac
L’urticaire magistrat condamne des pans de peau entiers j’accuse le coup
Frottage incessant des muqueuses de ta langue à la recherche du dissonant tût
Les bouts de mots microscopiques avec un beau ruban sur ma tête Pogo ball
des cadavres parsèment çà et là le corridor on se fait cuire sous vide
Un trip d’égaux j’ai craché un poil dans ma soupe





A l’autre bout des corneilles syriennes

 

J’ai marché l’autre soir au complet crispée comme 14 batailles sur le point de naître
les doigts chiffonnés de leur fouille parkinson aux alentours des oreilles le foin capillaire
frotté le nez comme un enfant le pouce oublié entre deux lèvres sangsues la langue aux aboies
C’est la faute du journal la Palestine mes yeux en travers de la gorge comme avant moi début 80
J’ai le cœur loin de son fourreau sur le point de se manifester sans tambour ni trompette
Kaléidoscope de silhouettes aplaties sur la table de la cuisine entre les miettes de toasts brûlées
nous font des tatas débiles de trépassés  parce qu’hier les corneilles en Syrie         par exemple
je m’y connais en conflits géopolitiques ça l’air fin le soir quand tu sais plus où te mettre
Sous mes paupières l’épouvante étampée parfois de me dire que ma mère va mourir un jour




Un autre texte de Catherine ICI







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