LE FUTUR — Marine Giangregorio






Sceller

C’était, comme une lourde saison
Un vent de marbre
Le temps, fluet tourbillonait
Affolé
Il n’y aurait plus que de gros yeux
Stériles, pour bercer les
Nouveaux-morts, des voix
Remontant ses veines amorphes
Faisaient sa gorge pleine
Pour retomber d’épuisement
Dans le ressac du ventre

C’était, une pluie noire que les nuages
Répandaient, une pluie pétrole
Sur une terre brûlée vive
Qui, à présent sommeillait
Elle prit dans ses mains blêmes
De ses doigts, comme des lueurs
Une boîte, une boîte carrée

Elle observa attentivement
Ses quatre côtés

« Boîte
Boîte crânienne
Absurdité »

En répétant ces mots, d’un regard convulsé
Elle se mit à tourner sur elle-même

Imitant le vent



Une réflexion sur “LE FUTUR — Marine Giangregorio

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