Poésie – Larissa Corriveau

Crépusculaire :

Lumière faible et incertaine qui subsiste avant que la nuit ne soit complètement tombée. Ce qui décline, décroît, doit progressivement disparaître.

Lueur qui précède le lever du soleil. Commencement d’une chose, amorce, première esquisse.

***

Crépusculaire comme

première heure

où les couleurs prennent forme

Forme comme

un mot fauve

force le silence

Silence comme

invisible aveuglant

fugitif  sanglant

Sanglant comme

l’Adieu volé au lit

des veuves noires

Noir comme

ombre qui donne

forme au corps

Corps comme

enfant dort

sur le cœur de son père

Père comme  pays

dans la Pire Nuit

du nouveau millénaire

Millénaire comme

culte d’Images

choléra d’Occident

Occident comme

Ferraille qui se vend

en verdoyant mirage

Mirage comme

les Dieux ont fuit

Amen! Tant pis!

Tant pis comme

en train de dire

à la prochaine fois

Foi comme

une vigie surplombe

Le ciel du siècle en ruine

Ruine comme

Parole divine

Divine comme

muse musique

monstre mémoire

Mémoire comme

mère

nous a mis au monde

 mis au monde comme

ce monde

nous a vu naître

Naître comme

nous ici maintenant

sur parole

sur parole comme

pied-de-nez à la mort

à la Mort comme

ne pas se taire

Larissa Corriveau

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