Poésie – Maude Veilleux

26 Avr



Wyse, Max. Le marché, 2006 Technique mixte sur plexiglas 122 x 122 cm




La scénographie du couple     


Nos gonades s’hameçonnent
sur ma vie carton-pâte.

Décor plywood.

Mardi avant-midi,
tu dors dans ma bouche.


*




Le cordon du cœur qui traine dans la marde.


Se grafigner le cœur
dans une orgie de comptoir
Et se râper la gorge à l’alcool fort.

La serveuse du haut de ses talons :
Bon yienne
Es-tu tombé en bas d’une falaise?

Mes yeux coulent jusqu’à sa face.
Bouffée de cigarettes
Gorgée de bière

J’tais en amour viarge.


*


Mercredi pleine lune ordinaire


Je découvre la fin de la magie

le début de l’ère adulte.

Je hais ça. Chu triste.

Je rêve du grand couteau

j’espère le noir

j’ai même pas peur de me faire fesser par un char

ou tuer par un junkie.

Sur le coin de la rue

la lame me crève

et je dis

merci, enfin.


*


Boire la peau lisse


J’ai uriné sur le bord de ta porte

pour marquer mon terrible.

Pas game de rester avec moi pour toujours.




Maude Veilleux reçoit en 2011 le soutien de Première Ovation en arts littéraires pour l’écriture de son premier roman intitulé Mathilde et la main morte. Pour plus de Maude cliquez ICI



Une Réponse to “Poésie – Maude Veilleux”

Trackbacks/Pingbacks

  1. Poésie – Maude Veilleux « POÈME SALE - 5 décembre 2012

    […] Les choses de l’amour à marde /Territoire solitude Je t’aime mon coeur! qui spine en modélisation 3D dans le fond de son écran. La fille a l’air ben. Ostie que le monde m’écoeure * L’adjutor J’étais blême quand tu m’as trouvée. Assise dans la roche coupante, les jambes nues. Tranquillement, la noirceur s’était frayé un chemin. Tu m’as lavée, léchée, longtemps. Merci * Si on traine sa solitude petit bout par petit bout nos lèvres par en bas nous trahissent. Pourquoi ça doit être comme ça et pas comme autre chose? Pourquoi pas comme une longue ride de char dans un rang? Un peu d’ecstasy derrière la cravate je passe par le toit ouvrant, finis sur le capot. On rit, mes lèvres sont pas en haut. * La canicule de Montréal Les tabarnaques d’oiseaux qui chantent comme si on devait être heureux Le soleil plombe comme un fou. Ça brûle l’amour et ça coûte cher au tonnerre la nuit venue. * Entre dans la maison Viens me trouver dans la chambre et ouvre-moi doucement Je ne résisterai pas. * Ma peau pèle sous tes doigts acides, tu piques partout où tu passes. On fait l’amour en silence comme un frottement prolongé. Tu me baises comme on baise les pauvres et/ou les connes dans les toilettes. Et les escarres (ce que tu me laisses en mémoire crasse) me rappellent que je suis la femme à battre. * Recevoir une van dans face sur la grande côte à St-Vic Même dans mes rêves j’arrive à m’empêcher de mourir Je suis comme un ange, grand-maman un ange que tu visites pas souvent. D’autre poésie de Maude ICI […]

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